Le futur de la gestion des risques dans les instituts financiers helvetiques

L’implication de la gestion des risques dans les décisions stratégiques et la mise en œuvre des activités est souvent une exercice théorique axé sur la planification des capitaux. Si le capital économique a été un important facteur depuis le début des années 2000, il s’agit d’une mesure statique, utilisée davantage pour évaluer le risque en facon financiere. Ceci s’explique surtout avec un horizon d’investissement plus court pour les institutions financières par rapport aux secteurs industriels ou gouvernementaux.
La grande problématique de banques suisses dans le passée fu qu’elle examinent rarement les revenus des produits ou des clients sur un cycle de vie de 10 ou 25 ans, à priori une anomalie puisque de nombreux produits – pensions, assurance-vie, prêts hypothécaires, patrimoine sont de nature durable, tout comme les relations avec les clients (de nombreux clients ne changent jamais leurs relations bancaires). De nombreuses décisions et les incitations qui les entourent, en particulier dans à l’approche de la crise financière, étaient à la recherche de profits à court terme au détriment d’une franchise durable à long terme.

La gestion des risques était axée sur le court terme, tout comme les structures d’incitation. Cela a conduit à un surendettement du capital et à un affaiblissement de la franchise. La gestion stratégique des risques doit ainsi adopter une vision à beaucoup plus long terme et évaluer le risque de stratégies alternatives sur des horizons d’investissement beaucoup plus lents que les cycles de planification à moyen terme de trois ans qui dominent actuellement la plupart des discussions stratégiques. Les banques ont beaucoup à apprendre des autres secteurs d’activité en matière de réflexion à long terme sur la gestion des risques stratégiques et commerciaux. La “finance à long terme” devrait être un concept intuitif pour les gestionnaires de risques, mais la plupart continuent à être myopes autour d’un an, ou tout au plus d’un 3 année, période de détention pour leurs risques, malgré les longues échéances de nombreux produits.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*